Château d'Exindre
 
 panoramique
   
 
Une riche histoire vinicole

Le site du Château d'Exindre - La Magdelaine entre très tôt dans l'histoire puisque dès l'époque gallo-romaine une «villa» à vocation agricole est établie ; elle comporte une partie résidentielle et un entrepôt contenant des dolia, grandes jarres utilisées pour la vinification. Installée dans le périmètre des bâtiments actuels, elle porte le nom de villa d'Exindrio.

La présence de cette villa est confirmée très tôt par des textes émanant des plus hautes autorités (diplômes de rois de France, bulles de papes, transactions d'évêques et de comtes...) regroupés dans les divers cartulaires et bullaires :
  • diplôme du roi Louis VII en date du 9 février 1156 par lequel celui-ci confirme la donation de la «villa d'Exindrio» aux évêques de Maguelone ;
  • dans le cartulaire de Maguelone, une reconnaissance du droit de garde sur les vignes de «Villanova et de Exindrio» atteste de la présence de vignes sur le site en septembre 1193.
Les documents se succèdent par la suite de façon continue jusqu'à la révolution de 1789. Mais peu à peu les termes de «paroisse» et d'«Exindre» vont laisser la place pour laisser apparaître le vocable de Magdelaine. Ce n'est qu'à l'époque actuelle que le nom d'Exindre a été restitué (regenerenda exindrio) dans la grande tradition de ce passé vinicole.

L'histoire continue de la mise en valeur de ce territoire est donc prestigieuse. Les empereurs carolingiens puis les rois de France ont d'abord présidé aux destinées de la «villa d'Exindrio». Les évêques de Maguelone puis de Montpellier (évêché transféré en 1536) ont développé les grandes cultures d'origine méditerranéenne que sont la vigne et l'olivier. Avec la sollicitude des papes, ils ont constitué la «paroisse de la Magdelaine d'Exindre» autour de son église en des temps très anciens comme l'atteste la cuve baptismale aux motifs empruntés au répertoire wisigothique. Claude Despous, ancêtre de la famille Sicard, acquiert le Domaine de la Magdelaine le 11 messidor de l'an VII (30 juin 1799) lorsqu'il est vendu comme bien national après la révolution française. Le domaine est toujours propriété de la famille Sicard qui l'exploite depuis 7 générations, perpétuant ainsi la tradition vinicole de ce lieu.